Confinement

En cette période de confinement pour lutter contre la pandémie de Coronavirus, le Fonds Victor continue de promouvoir la lecture !


Tous les jours de la semaine à 17 heures, et pendant la durée du confinement, une nouvelle racontée par un comédien, une comédienne.

Rendez-vous tous les jours sur les page Facebook/Instagram du Fonds Victor pour découvrir un nouveau texte et un nouvel auteur.

Sa Majesté la Reine Mathilde soutient les objectifs du Fonds Victor et lance un message aux jeunes en faveur de la lecture : pour les encourager à lire et à tenir un journal durant cette période de confinement qui n’est pas toujours facile à vivre.

La Reine a aussi rendu hommage au Prix Première Victor du livre jeunesse en lisant un passage du livre récemment primé par les jeunes, « Jusqu’ici, tout va bien » de l’autrice belge Marie Colot.

Mercredi 25 mars 2020

« Le Retour de Nat Tiengo » de Alain Berenboom par Geneviève Damas

  • « Le lendemain, je trouvai sous mes draps un petit mot de remerciement auquel étaient accrochées quelques fleurs des champs déjà fanées. Mon exemplaire de Dostoïevski revint par la même voie : au fond du lit. Aussitôt, je déposai sur son oreiller un autre livre qui me fut retourné avec ce billet « Mouais. T’as rien de mieux ? »  « 
  1. Réalisation : Antoinette Collard

Jeudi 26 mars 2020

« La boum de John-John » de Mathieu Pierloot par Hakim Louk’Man 

  • « Il y a plein de choses à dire sur John­John, à commencer par le fait que c’est le plus grand frimeur du monde. Le genre qui arrive le lundi matin en racontant qu’il revient de Disneyland ou de Londres alors que vous, le truc le plus passionnant que vous avez fait du weekend, c’est nourrir les pigeons du parc avec votre grand-­mère. »
  1. Réalisation: Hakim Louk’Man
  2. Edition : La Fédération Wallonie Bruxelles 
  3. Nouvelle parue dans le cadre de la Fureur de lire La plaquette « La boum de John-John » sera disponible gratuitement en version papier dès la fin du confinement.

Vendredi 27 mars 2020

« N’a-qu’un-oeil et Troizyeux » de Gudule par Carole Baillien

  • « Il était une fois un prince qui, au lieu d’avoir deux yeux comme tout le monde, n’en avait qu’un seul, au milieu du front. Cette particularité lui valait son surnom : N’a qu’un-œil, et moult vexations de la part de ses semblables. Car l’être humain est ainsi fait qu’il n’admet pas la différence et se gausse volontiers de ce qu’il ne comprend pas. »
  1. Réalisation : Carole Baillien
  2. Edition : Mijade 
  3. Titre du recueil de contes « Les Folles Histoires » de Gudule illustrées par Claude K. Dubois. 

Lundi 30 mars 2020

« Ce n’est pas moi M’Sieur » de Nicolas Ancion par Rachid Benbouchta

  • « Je n’étais pas très fière de moi quand j’ai dû expliquer au directeur ce qu’il s’était passé. Surtout quand il m’a demandé si, moi, je savais qui avait fait une bêtise pareille. J’aurais dû lui répondre tout simplement : ben, c’est moi, M’sieur l’directeur, tout aurait été réglé, peut-être qu’il m’aurait collée le mercredi après-midi, peut-être qu’il aurait convoqué ma mère, mais je n’avais aucune envie, moi, qu’il me pose la question terrible : pourquoi as-tu fait ça ? »
  1. Réalisation: Rachid Benbouchta
  2. Edition : Mijade
  3. Titre du recueil de nouvelles : « Le livre le plus nul de la bibliothèque » de Nicolas Ancion

Mardi 31 mars 2020

« La querelle des deux lézards » d’Amadou Hampâtté Bâ par Ansou Diedhiou

  • « Chez nous, les vieux enseignent aux jeunes : « dès que vous assistez à une querelle, aussi minime soit-elle, intervenez, séparez les combattants et faites tout pour les réconcilier! Car le feu et la querelle sont les deux seules choses qui, sur cette terre, peuvent mettre au monde des enfants plus colossaux qu’eux-mêmes : un incendie ou une guerre »
  1. Réalisation : Ansou Diedhiou 

Mercredi 1er avril 2020

« La Brèche » de Maxime Pirlet par Geneviève Damas

  • « J’étais plus calme à présent. J’ai pensé à mon père et à ma mère, là-haut dans la chambre, et je me suis dit que désormais, quoi qu’il advienne, une brèche s’était ouverte dans la tour de malheur que nous avions construite autour de nous »
  1. Réalisation: Antoinette Collard
  2. Edition : La Fédération Wallonie Bruxelles 
  3. Nouvelle parue dans le cadre de la Fureur de lire La plaquette « La Brèche » sera disponible gratuitement en version papier dès la fin du confinement.

Jeudi 2 avril 2020

« Le Margouillat gourmand » par François Ebouele

  • « Alors que le soleil n’avait presque pas bougé dans le ciel, margouillat sentit qu’on le tirait par la taille. Il se leva et bâilla : – Hum ! le festin est cuit, je vais me rassasier ; allons-y. Tout heureux, se léchant les babines, il partit. Mais à peine eut-il le temps de faire un pas que l’autre corde, attachée à sa taille, se tendit elle aussi. »
  1. Réalisation : François Ebouele

Vendredi 3 avril 2020

« Martin le malin et Pierrot l’idiot » de Gudule par Cachou Kirsch

  • « Martin et Pierrot, bien que frères, étaient aussi différents que le jour et la nuit. Autant le premier réussissait tout ce qu’il entreprenait, autant le second, balourd et empoté, cumulait les échecs. Or, ils aimaient tous deux la même jeune fille : une brunette appelée Louison, fille d’un fermier des environs. »
  1. Réalisation : Cachou Kirsch
  2. Maison d’édition : Mijade
  3. Titre du recueil de contes « Les Folles Histoires » de Gudule illustrées par Claude K. Dubois. 

Lundi 6 avril 2020

« Le Cancre » de Françoise Duesberg par Bach-Lan Lê-Bà Thi 

  • « Quand tout le monde a eu fini de recopier, Madame Delcourt a dit : « Maintenant, le poème va entrer en vous par les oreilles. » […] elle les ignorait, elle a consulté un papier posé sur son bureau et a simplement dit : « Lou Steiner. » [… ] il s’est lancé. Les paroles de Prévert et la voix brisée de Lou nous ont enveloppés, transportés. Lou était le cancre, nous étions tous le cancre, le mal-aimé, le pas-comme-les-autres. » 
  1. Réalisation : Bach-Lan Lê-Bà Thi 
  2. Maison d’édition : Academia
  3. Titre du recueil de nouvelles : « Pierre papier ciseaux » (éditions Academia, 2017) Cette nouvelle est devenue le premier chapitre du roman jeunesse « Bleu glycine » (éditions Academia, 2017)

Mardi 7 avril 2020

« Le Kraken » de Capucine Berthon par Hakim Louk’Man

  • « Lorsque les lumières de l’aube commencèrent à poindre au travers de l’eau océanique, particulièrement calme ce jour-là, le navire alourdi s’était enfoncé de plusieurs mètres. Au réveil des marins, ce fut la panique à bord. Ces stupides humains affolés n’arrivaient pas à comprendre ce qui avait bien pu se passer durant la nuit. Ils se mirent à jeter par-dessus bord tout ce qui ne leur était pas absolument nécessaire. »
  1. Réalisation : Hakim Louk’Man

Mercredi 8 avril 2020

« Le mariage de maman » de Frank Andriat par Carole Baillien

  • « J’ai treize ans. Je suis en latine. Une idée de maman ! « Le latin, c’est bien d’en étudier un peu, ça élève le niveau culturel. » Ouais. Ainsi, j’ai appris que « tabula » avait donné notre mot « table », que Jules César n’était pas qu’un personnage d’Astérix et Obélix et qu’il avait conquis la Gaule pour de vrai. Je suis injuste. La prof m’a enseigné plein d’autres choses, mais ça, c’est une autre histoire ! »
  1. Réalisation : Carole Baillien
  2. Maison d’édition : Mijade
  3. Titre du recueil de nouvelles : Ado blues 

Vendredi 10 avril 2020

« Shahin » d’Aliénor Debrocq par Cachou Kirsch

  • « Il était caché au fond de mon jardin. C’est là que je l’ai découvert, un dimanche matin du printemps. J’observais mes massifs d’hortensias, une tasse de thé vert à la main, quand il m’a semblé voir quelque chose bouger du côté du cabanon. »
  1. Réalisation : Cachou Kirsch
  2. Maison d’édition : Éditions Quadrature
  3. Recueil de nouvelles : A voix basse

Lundi 13 avril 2020

« Le Fleuve de Bamba » de Peul de Guinée par Ansou Diedhiou

  • « Il y a longtemps, à une époque où l’arrière-grand-père du grand-père de ton père n’était pas encore né… en ce temps plus vieux que vieux donc, Kadé grandissait là, au village, chez Kawou son oncle maternel. Elle était belle, et aucune des treize saisons des pluies qu’elle avait vécues n’avait gâté sa peau…. »
  1. Réalisation : Ansou Diedhiou
  2. Conte d’Afrique de l’Ouest

Mardi 14 avril 2020

« Melbush » d’Aliénor Debrocq par Bach-Lan Lan Lê-Bà Thi

  • « Elle s’appelle Pêche. Elle vient d’une famille où on a le sens du poétique, le sens des mots. Pêche. Aujourd’hui les gens nomment leurs enfants Cerise ou Clitorine, mais à l’époque de ses parents on en était encore à Brigitte et Virginie. Pêche. Ils ont voulu que ça sonne original, sans doute. C’est réussi. À quinze ans, elle a voulu changer, trouver un autre prénom. Elle en avait sa claque des blagues à deux balles : Pêche, où est ta canne ? Comment ça va, Melba ? T’as la pêche, Pêche ? »
  1. Réalisation : Bach-Lan Lê-Bà Thi
  2. Maison d’édition : Éditions Quadrature
  3. NB: Les éditions Quadrature livrent pendant le confinement via commandes sur le site editionsquadrature.be

Mercredi 15 avril 2020

« Mon village est une école » de Nicolas Ancion par Hakim Louk’Man

  • « Les plus belles histoires ne sont pas toujours celles qu’on invente, ce sont parfois celles qu’on répète tant et tant qu’à la fin, ceux qui les entendent n’ont pas la moindre idée de qui les a racontées pour la première fois. « 
  1. Réalisation Hakim Louk’Man Auteur : Nicolas Ancion
  2. Maison d’édition : Mijade
  3. Recueil de nouvelles : Le livre le plus nul de la bibliothèque

Jeudi 16 avril 2020

« Comment Nguila le Lion est devenu le roi de la forêt » par François Ebouele »

  • « Les animaux de la forêt vivaient dans le désordre, l’anarchie et le chaos. Les plus forts écrasaient les faibles, les plus grands mangeaient les plus petits. La vie était difficile. La peur avait poussé les uns à dormir dans les trous, les autres dans les arbres. Il n’y avait pas de chef pour établir l’ordre et imposer une loi, le règne de la jungle avait atteint son paroxysme. Un jour, Koulou la tortue se dit « si nous ne faisons rien, la race animale court vers sa fin ». Elle convoqua une grande assemblée à laquelle tous les animaux prirent part. Quand tous étaient rassemblés, Koulou la tortue prit la parole et dit « mes chers frères et chers soeurs, pourquoi nous rendons-nous la vie impossible ? Pourquoi nous entretuons-nous ? (…). La vie est belle et il faut en profiter. Il nous faut un roi qui veillera sur la sécurité de tous les habitants de la forêt. Qui veut être roi ? » Une à une, les pattes se levèrent. Du plus petit cafard au plus grand éléphant. Du plus petit poisson à la plus grosse baleine, tout le monde voulait être roi »
  1. Réalisation: François Ebouele

Vendredi 17 avril 2020

« Les Baskets Magiques » de Capucine Berthon par Cécile Djunga

  • « C’est l’histoire d’un petit garçon. Un petit garçon qui vit avec son grand-père. Et, ce petit garçon, il devient petit à petit un peu moins petit. Il est toujours un petit garçon mais, imperceptiblement, il a pris quelques centimètres et les manches de ses pulls sont devenues trop courtes. Les manches trop courtes, ce n’est pas un vrai problème : on peut quand même continuer à porter les pulls – et au pire on tire sur les manches. Son grand-père l’observe et dit : « les pulls, ça attendra ». Par contre, il y a autre chose qui pose problème – un vrai problème. Le garçon n’a pas poussé que vers le haut : pour continuer à le tenir debout, ses pieds aussi ont grandi – il ne rentre plus dans ses baskets. Et là… rien à faire, les baskets, ça ne sert à rien de tirer dessus. »
  1. Réalisation: Cécile Djunga

 

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Jeudi 23 avril 2020

« La Princesse la plus capricieuse du monde » de Gudule par Rachid Benbouchta

  • « La princesse Tartelette, fille unique du roi de Boulimie, était horriblement gâtée. Depuis sa naissance, personne, jamais, ne l’avait contrariée. Quoi qu’elle demandât, elle l’obtenait aussitôt. Son père, les ministres, la cour, voire le pays entier se coupaient en quatre pour satisfaire ses moindres désirs. »
  1. Réalisation : Rachi
  2. Recueil de contes : Les folles histoires 
  3. Mijade
  4. Illustrations de Claude K. Dubois

Mardi 05 mai 2020

  • « Fati qui voulait être plus belle que belle » par Cécile Djunga 

« Dans ce village où le sol était presque toujours aussi sec que les sabots d’un âne, les vieilles femmes et le monde avaient été créés ensemble. Là comme ailleurs, quand il y avait assez d’eau et de lait, les bons et les mauvais étaient heureux, comme le sont quelquefois, dans le même village, les poules et les chiens. Fati, elle, n’était pas une vieille femme. Mais certains disaient, en la regardant, qu’elle était plus laide que la plus vieille femme du village. Elle était mariée avec Sourou qui, pour toute fortune, n’avait qu’un petit champs d’arachides et une bouilloire pour faire ses ablutions. »

  1. Réalisation: Cécile Djunga