La poévie !

Poévie

A propos de ce projet

Une classe DASPA orientée sur le processus d’alphabétisation a découvert l’album « Ma mamie en poévie ». Cet album jeunesse a été leur point de départ pour entamer des exercices d’écriture et apprivoiser les sons de la langue française. L’objectif de ce projet était d’appréhender la lecture et l’écriture de façon ludique et conviviale. Avec l’aide d’une comédienne professionnelle, les élèves ont pu interpréter les personnages et mettre en scène leur réalisation. Un projet d’équipe qui trottait depuis longtemps dans l’esprit de la professeure qui a l’a mis sur pied.

Retour d'expérience

Un noyau dur, une prof’ motivée… le résultat : une belle dynamique d’apprentissage

Mardi 28 janvier, le Fonds Victor se rend dans une classe DASPA – Dispositif d’Accueil et de Scolarisation des élèves Primo-Arrivants – de
l’Athénée Léonardo Da Vinci à Anderlecht. Une classe de 6 jeunes élèves travaille assidument à comprendre le français grâce à la professeure,
Adeline. Adeline m’explique tout en me menant vers sa classe que ses élèves sont analphabètes. Que grâce à l’album « Ma mamie en poévie », elle peut jouer sur les sonorités de la langue française et permettre aux jeunes de mieux les apprivoiser. À force de patience et de persévérance, le noyau dur de la classe parvient à lire et écrire en français. « Personne ne souhaitait travailler avec des DASPA. C’est vraiment compliqué, en plus, il n’existe pas de manuels d’alphabétisation pour de jeunes adolescents. Ils sont soit destinés à de tout petits, soit à des adultes, mais il n’existe pas d’entre deux. Alors, je vais à tâtons et j’ai fini par trouver ma propre méthode », explique Adeline.

Cécile Chèvre, comédienne venue rejoindre le groupe pour faire connaissance avec les élèves d’Adeline, me confie son admiration pour la professeure. Pour elle, le travail d’Adeline est remarquable. Parvenir à faire lire et écrire 6 adolescents au passé souvent tumultueux, ce n’est pas rien. En plus, me dit-elle, grâce à ce projet de lecture/ écriture, les jeunes peuvent parler de ce qu’ils ont vécu durant leur parcours de réfugiés/ exilés politiques. » En effet, les élèves d’Adeline, syriens pour la plupart, sont arrivés en Belgique depuis 1, 2 ou 3 ans maximum.

Le second objectif de cette activité est de permettre aux élèves d’Adeline de prendre confiance en eux. Cécile, la comédienne, sera présente durant les ateliers d’écriture dans le but de transposer ces écrits en petites scènes de théâtre. Les élèves auront ainsi l’opportunité de s’ouvrir et d’asseoir leurs connaissances en français.

Grâce au Fonds Victor et aux professeurs courageux et ambitieux, de beaux projets révélateurs d’âmes et de vies naissent.