Soutien de Projets Scolaires

2018 – 2019

Cette année Le Fonds Victor a l’honneur de financer 9 projets répartis dans toute la Fédération Wallonie-Bruxelles

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Prix Première Victor

Première Édition

Le Fonds Victor et la RTBF se sont associés afin de créer un Prix Première Victor de la littérature jeunesse

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Journée Victor de la Littérature

Deuxième Édition

Le Fonds Victor et le Domaine Provincial de Chevetogne ré-éditent l’expérience de la journée Victor de la Littérature

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Le Prix Première Victor du livre jeunesse lancé par le Fonds Victor et la RTBF propose aux jeunes de 12 à 15 ans de lire cinq romans de qualité et de voter pour celui qu’ils préfèrent.

Le Prix sera décerné pour la première fois en avril 2019.

Un comité de lecture, composé de professionnels du secteur de la littérature jeunesse issus de divers horizons, a  sélectionné cinq livres d’auteurs et autrices, traducteurs et traductrices ou maisons d’éditions de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Vingt-cinq groupes seront sélectionnés, recevront gratuitement la sélection des cinq livres et pourront envoyer leur délégué ou déléguée aux opérations de vote.

Pendant toute l’année, les auteurs et autrices, traducteurs et traductrices, éditeurs et éditrices, et des libraires se rendront dans les écoles et les groupes concernés pour présenter les livres de la sélection.

En collaboration avec la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Fonds Victor, différentes actions seront développées dans les écoles : lecture à haute voix, prestations de comédiens (théâtre, impro, etc.) pour sensibiliser les jeunes.

Reborn

En 2064, la situation climatique a rendu la Terre inhabitable. Les uns après les autres, les pays, les continents sont noyés sous les flots. Petit à petit, la planète s’est vidée. Les populations les plus riches ont acheté à prix d’or des places dans des navettes et sont parties vers une autre planète, Nera, que ses nouveaux habitants ont rebaptisée Reborn, ce qui signifie « né à nouveau ».

Même si elle est éclairée par deux soleils, Reborn n’est pas un paradis. Les fruits et légumes n’y ont guère de saveur, il n’y a pas d’eau, pas de lune… Mais les anciens terriens, forts de leurs technologies et de leurs robots, y vivent en sécurité.  Quand ils arrivent sur Reborn, un « processeur identitaire » est greffé dans leur nombril et il prouve leur droit à se trouver sur la planète.

Les autres, les clandestins qui ont payé des passeurs et accompli le périlleux voyage dans l’illégalité, sont impitoyablement refoulés. Chuong est l’un de ceux-là. Il vit seul sur Reborn car les passagers de son vol, dont ses parents, ont été interceptés à peine arrivés et renvoyés sur la Terre. Chuong a réussi à échapper aux contrôles et est resté. Le roman raconte son existence, comment il réussit à survivre, les liens qu’il noue : une amitié improbable avec Richard, un autre invasif, une autre avec Angèle, une vieille dame des beaux quartiers, d’origine vietnamienne comme lui.

Très vite, on se prend de sympathie pour cet ado courageux et tenace. Va-t-il réussir à rester sur Reborn ? On ne décroche pas de ce livre, bien construit, écrit à la première personne : c’est Chuong qui raconte son histoire et cela augmente l’efficacité du récit.

Les plus jeunes lecteurs liront peut-être ce livre comme un roman d’aventure, mais les plus grands se poseront des questions. Car si la forme du roman est celle de l’anticipation, si Thierry Robberecht  décrit avec talent un monde à venir, son récit nous tend un miroir où regarder le nôtre.  Pour Chuong et pour Reborn, l’histoire se terminera bien. Et pour la Terre, demain ?

Thierry Robberecht, Reborn. Le nouveau monde, Éditions Mijade (collection Zone J), 183 pages, 7 euros.

Torsepied

Les enfants Cherchemidi sont trois. Otto, l’aîné, Lucia (prononcez Loutchia si vous ne voulez éviter les ennuis avec elle) et Max. Ils vivent avec leur père à Petit-Corniflard dans le fin fond de l’Angleterre. Un jour, Tess, leur maman, a brusquement disparu et ils portent vaillamment leur chagrin et leurs joies. S’ils se chamaillent souvent, ils sont unis comme trois doigts d’une main et c’est heureux car dans le village, on les tient plutôt à l’écart. La disparition de Tess a laissé les gens vaguement soupçonneux. Et puis, les Cherchemidi ne ressemblent pas aux autres et la plupart des gens n’aiment pas trop cela.

Régulièrement, leur père, Casper, s’en va peindre des célébrités déchues, les confiant alors à l’horrible madame Carnival. Cette vie plutôt tranquille va connaître quelques soubresauts le jour où pendant un de ses déplacements, Casper décide d’envoyer le trio à Londres chez la tante Angela. Mais il y a maldonne et celle-ci est absente. Voici les enfants Cherchemidi seuls dans la capitale. Après une nuit mouvementée sur les quais de la Tamise, ils décident de prendre le train pour Somnol-sur-Mer où se trouve leur grand-tante Haddie qu’ils ne connaissent pas encore. Ils découvrent une grand-tante aussi jeune qu’originale, logée dans un tout petit château plein de surprises face au sombre et gigantesque château Torsepied enveloppé de mystère …

Le roman se situe dans la grande tradition des romans d’aventure avec château, passage secret, rencontres hasardeuses, errance dans la forêt…  Mais Ellen Potter renouvelle le genre avec brio et une irrésistible drôlerie. Impossible de lâcher Torsepied, on dévore le roman avec délices ! La lecture procure quelques frissons, des éclats de rire et de l’émotion. Sous l’aventure qu’elle mène de main de maître, Ellen Potter dessine tout en finesse un plaidoyer pour la richesse des différences, une mise en garde vis-à-vis des secrets de famille et esquisse un chemin pour vivre et apaiser le chagrin.

Il faut saluer la richesse de la traduction d’Emmanuèle Sandron qui a adapté en virtuose l’originalité des noms et des tournures imaginées par l’autrice. Une merveille !

Ellen Potter, Torsepied, traduit de l’anglais (États-Unis) par Emmanuèle Sandron, Alice éditions, 347 pages, 14 euros.

Le peuple des Lumières

Les quatorze courts récits qui composent « Le peuple des Lumières » forment un kaléidoscope aux couleurs tantôt vives, tantôt sombres à l’image du monde qu’ils décrivent, le nôtre. Les couleurs sombres, ce sont celles de l’intolérance, de la haine, du rejet ; les couleurs vives, celles de la solidarité, de la curiosité bienveillante envers autrui, de la tendresse et de la paix. « Le peuple des Lumières », c’est celui de toutes ces personnes qui réparent, comme elles le peuvent, les dégâts causés au monde, de même que le maître verrier et le jeune François restaurent un vitrail dans la nouvelle  signée par Bernard Tirtiaux.

L’éditeur a eu l’idée de ce recueil après les attentats de janvier 2015 à Paris. Des auteurs de talent ont répondu  à son appel et donné des textes très différents, tous très forts et d’une grande qualité d’écriture.

Vincent Engel imagine la lettre bouleversante d’une mère de terroriste à son fils emprisonné ; Hubert Haddad raconte sobrement l’horreur d’un crime d’honneur ; Grégoire Polet imagine une île paradisiaque où le bonheur est ruiné par l’avidité humaine ; Frank Andriat raconte avec une douceur terrible la mort d’un savant musulman sage et bon ; Françoise Lalande rend justice au courage et à la bonté des anonyme en s’inspirant de Lassana Bathily, jeune musulman qui sauva des otages juifs lors de l’attentat de l’épicerie casher à Paris en 2015 ;  Fouad Laroui puise dans ses souvenirs pour raconter sa première –et son unique – fête de Noël dans une Algérie encore ouverte et tolérante ; ….

Il faut citer encore Jean-Claude Bologne, Yahia Belaskri, Frédéric Tristan, Ingrid Thobois, Jean Jauniaux et Fariba Hachtroudi, les treize nouvelles du recueil

La variété des thèmes et des styles de ce magnifique recueil permet de toucher chaque lecteur, chaque lectrice quels que soient son âge et sa sensibilité.

Ouvrage collectif, Le peuple des Lumières, Ker éditions (collection Double jeu), 200 pages, 10 euros.

 

En Grève !

Le gouvernement veut supprimer trois mille postes d’enseignants. Les profs du lycée partent en grève. Des élèves décident de les soutenir. Parmi eux, Antoine, le narrateur, intello pas très confiant, son indéfectible pote Medhi, le Don Juan de la bande, Alice, la meneuse révoltée, Hannah, belle et insaisissable, la candide et timide Charlotte… Ils se retrouvent dans l’arrière salle du bistrot « Le Potemkine » dans une ville qui ressemble comme une sœur à Charleroi.

Ils s’organisent, participent à une première manifestation, élaborent un Mouvement des élèves solidaires et signent une lettre de soutien… Mais le mouvement s’essouffle, les élèves abandonnent peu à peu la partie après un tir d’œufs pleins de peinture rouge sur la façade arrière du ministère. Un dernier baroud d’honneur ! Déjà la grève est finie, le premier amour aussi…

Car l’engagement politique des élèves, leurs discussions, leurs divisions servent de toile de fond à d’autres préoccupations d’adolescents. Il y a les premières cigarettes et les premières bières au « Diplomate » ou au « Potemkine »,  la découverte de l’autre sexe, les tu-crois-qu’il- m’aime ou tu-crois-qu’elle-pense à moi,  le premier baiser, les premiers désirs, les premiers émois… La ronde de toutes les premières fois. Et puis, il y a la famille. Antoine vit avec son petit frère Louis et leur maman, deux fois divorcée et qui s’inquiète pour ses garçons.

Mathieu Pierloot s’est inspiré de sa propre adolescence pour écrire son roman et ses personnages sont bien campés, leurs discussions sonnent juste.  Le roman est servi par des dialogues proches de l’oralité, une écriture fluide. Les événements s’enchaînement, le livre se lit d’une traite mais la dernière page tournée, les questions graves qu’il pose avec légèreté continuent à résonner.

Mathieu Pierloot, En grève !, Editions l’école des loisirs, 126 pages, 12,80 euros    .

1749 miles

Avant d’envoyer des êtres humains dans l’espace, les chercheurs américains de la Nasa y ont envoyé des animaux. Ham, un jeune chimpanzé, est le premier d’entre eux à avoir accompli un vol suborbital Récupéré in extremis dans l’océan, il a terminé paisiblement sa vie au zoo d’Asheboro et sa tombe se trouve à Alamogordo. Sur base de ces faits bien réels, Fabienne Blanchut a imaginé une vie à Ham et lui a prêté une formidable histoire d’amitié avec un jeune garçon, Josh Shapiro.  Le roman est rédigé comme si celui-ci, devenu un monsieur d’âge respectable, remontait le fil de ses souvenirs et racontait leur histoire.

En 1957, le père de Josh devient responsable en chef du centre de médecine aérospatiale sur l’Air Force Base d’Holloman. Toute la  famille quitte la Californie pour le Nouveau Mexique et cela ne plaît pas du tout à Josh. Pour le consoler, son père lui permet d’entrer dans les labos où se trouvent les animaux. C’est là qu’il rencontrer « Number 65 », un bébé chimpanzé, fragile et malade. Josh le nomme Ham et entreprend de le soigner.  Il y réussit au-delà de tout espoir et une amitié inconditionnelle se développe entre eux. Ils sont séparés quand Josh tente de s’opposer à sa sélection pour les vols spatiaux mais se retrouvent après l’exploit de Ham. Et ne se quittent plus lorsque Ham est envoyé au zoo d’Asheboro où Josh est nommé primatologue.

Des années plus tard, en 2013, quand le Président Obama invite Josh à donner une conférence sur les débuts de la conquête spatiale et l’aventure de Ham. Allergique à l’avion, le vieux monsieur entreprend un périple de 1749 miles pour gagner Alamagordo. Le roman se transforme en un plaisant road movie. Il se termine par une émouvante allocution de Josh au musée de l’exploration spatiale.

Fabienne Blanchut mêle avec talent le vrai et le faux. Elle embarque son lecteur, lui apprend de nombreux faits de la grande histoire de la conquête spatiale, lui fait approcher la petite histoire d’une famille américaine des années ‘60, et lui fait partager les joies et les émotions d’une amitié qui fait grandir. À la fin du livre, quelques pages précisent utilement les personnages, les événements  et les lieux qui ont réellement existé, tous les autres ayant été inventés avec un vrai succès.

Fabienne Blanchut, 1749 miles, Éditions de Plaines en Vallées, 255 pages, 11 euros.

Visite à Éprave

9 octobre 2018

Mardi 9 octobre, le Fonds Victor s’est rendu à l’école communale d’Éprave (près de Rochefort) pour saluer l’initiative d’un jeune instituteur ayant participé à la journée Victor de la littérature le 21 avril 2018 dans le domaine verdoyant de Chevetogne.

En effet, suite à cette très belle journée, Nicolas Grégoire m’envoie une photo des murs de la cour de récréation de son école entièrement décoré d’une représentation de livres.
Le projet de repeindre ces murs était établi, mais c’est notre slogan : « Un enfant qui lit sera un adulte qui pense » et notre action pour favoriser la littérature qui ont donné l’inspiration de créer une fresque rendant hommage à la lecture.
Nicolas Grégoire donne cours depuis un an à l’école communale d’Éprave en 4ème ,5ème et 6ème primaire. Selon lui, la littérature c’est « vital, car cela permet de grandir, de se construire, d’être quelqu’un. »
L’an dernier, Nicolas entend parler de la journée Victor de la littérature et donc du Fonds Victor.
Touché par l’histoire de Victor et par l’action que nous menons, il suggère à ses élèves de 6ème primaire d’y participer.
L’enthousiasme est saisissant : « très vite des élèves se sont proposés car ils ont été très sensibles à l’histoire de Victor », explique Nicolas.
Au même moment germait l’idée de repeindre les murs de la cour de récréation.
Nicolas Grégoire, enthousiasmé par la performance de ses élèves à Chevetogne, propose à sa directrice de réaliser une fresque d’après le slogan du Fonds Victor « Un enfant qui lit sera un adulte qui pense ». La directrice accepte et fait réaliser cette fresque par l’ensemble de l’école, des maternelles 1ère année à la 6ème primaire, en collaboration avec un artiste nommé Ben Heine.
Touché par cette initiative, le Fonds Victor souhaitait la saluer en se rendant sur place.
Arrivée dans la classe, je me retrouve face à une quinzaine d’élève âgés de 10 à 11 ans.
Je leur explique ce que je fais là et leur raconte qui était Victor.
Rapidement, je me rends compte que ces élèves sont touchés et je leur demande s’ils seraient d’accord à leur tour de participer à la prochaine journée Victor de la littérature.
Eline, 10 ans, me répond sans hésiter que oui. En plus d’aimer lire, elle souhaite rendre hommage à Victor.
Je me retourne et me trouve face à Henri, 11 ans. Au contraire de sa camarade, Henri n’aime pas lire. Pourtant, participer à la journée Victor ne le dérangerait pas du tout : « même si on n’aime pas lire, on peut aussi contribuer à une activité qui rend hommage à Victor. Ça me ferait plaisir d’y participer. »
Nicolas Grégoire est un de ces enseignants aux idées foisonnantes qui donne envie d’y croire. Convaincu des bienfaits la lecture, il a instauré en un an le principe du quart-d’heure plaisir en classe.
Tous ses élèves, de la 4ème à la 6ème primaire, lui y compris, s’arrêtent pour lire ce qu’ils veulent le temps de 15 minutes toutes les semaines.
« Je mets à disposition de mes élèves des journaux, des livres de la bibliothèque scolaire, et même des livres venant du bibliobus qui passe tous les mois », explique Nicolas.
Cette école m’inspire et me fait me rendre compte que les lecteurs sont bel et bien là. Que des professeurs, en primaire ou en secondaire, sont prêts à transmettre leur énergie dans l’éducation et dans le plaisir de lire. Finalement, que le temps des livres n’est absolument pas révolu.

Prix Première Victor

6 octobre 2018

La RTBF et le Fonds Victor créent un nouveau Prix Littéraire : le Prix Première Victor du livre jeunesse

Afin d’incarner ce prix, elle a proposé d’y associer le Fonds Victor et de lancer ensemble le
Prix Première Victor du Livre Jeunesse. Ce prix verra le jour ce samedi 6 octobre à 10h30 à
l’occasion du 1
er Salon du Livre Jeunesse de Bruxelles, organisé au Heysel jusqu’au 7
octobre. Il récompensera un auteur, éditeur ou traducteur belge. Sur base d’une liste de 5
titres sélectionnés par un comité de spécialistes, des jeunes de 12 à 15 ans voteront pour
leur livre favori, qui sera primé fin avril 2019.

Soirée caritative chez Filigranes

Super nouvelle ! La librairie Filigranes consacre une de ses soirées caritatives au Fonds Victor.

Une partie des bénéfices des ventes (20 pc) de la soirée et l’intégralité du «bar» seront reversées au Fonds Victor

Cette soirée aura lieu le jeudi 22 novembre prochain à partir de 20 h. chez Filigranes, avenue des Arts 39, à 1040 Bruxelles.

La date est idéale pour faire ses cadeaux de fin d’année!
Notez-la dès maintenant dans vos agendas.
Nous vous y attendrons avec joie.

Merci infiniment pour votre présence et pour votre soutien.

Patricia Vergauwen et Francis Van de Woestyne, philippine de Bidlot, coordinatrice du Fonds Victor.

Journée Victor de la Littérature

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20 km de Bruxelles

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