Savoir lire et écrire

Comment comprendre le texte

  • Réaliser un QCM 
  • Répondre à un « Vrai ou Faux » 
  • Répondre à des questions ouvertes

Comment réinventer le texte

  • Lire une première fois le texte avec des :
  1. verbes manquants;
  2. personnages manquants;
  3. lieux manquants;
  4. phrases incomplètes;
  5. paragraphes non lus;
  • Inventer les parties manquantes soit en les imaginant soit grâce à une liste donnée
  • Lire deux passages (A-C) du texte, séparés par un passage non-lu (B) et imaginer les actions intermédiaires
  • Imaginer un autre titre et/ ou une autre fin du texte

Exemples concrets

Nicolas ANCION, Le livre le plus nul de la bibliothèque, Editions Mijade, Namur, 2019​

Les activités proposés ci-dessous à partir du livre Le livre le plus nul de la bibliothèque sont des exemples qui peuvent être appliquer à d’autres romans, nouvelles, textes. A vous de laisser aller votre imagination, en tant que professeur ou élève, pour créer des activités similaires avec d’autres textes.

Exercice n°1 : pages 7 à 9 : nouvelle « La console Beta »​

 

Dans cet extrait, dix mots ont été enlevés. A toi de les trouver… (les réponses se trouvent dans le correctif à la fin)

« Dans sa boite à message, Julien avait reçu une invitation alléchante, venue de la rédaction du seul magazine auquel il était abonné : Maximum jeux. Une société de jeux vidéo cherchait des joueurs expérimentés pour tester une nouvelle console encore en développement dans ses laboratoires. Julien n’avait pas hésité longtemps, une ________________ pareille ne se représenterait pas de sitôt. Il avait répondu au message dans les dix minutes pour se porter volontaire. En s’endormant, le soir, il avait imaginé la _____________________ de ses rêves : des bracelets capteurs de mouvements aux poignets et aux _____________________ , une paire de lunettes en guise d’ ________________ , puis des jeux d’action où on se roule par terre et on balance des coups de pied devant soi pour dégommer des aliens à mains nues avant de s’envoler au-dessus de volcans en __________________ pour redescendre du haut des nuages sur des ___________________ géants.

Le lendemain, il découvrait la réponse dans sa boite à messages. La société de jeux était intéressée par sa ___________________ . Il devait à présent remplir un questionnaire détaillé avec ses coordonnées, ses passe-temps favoris, la composition de sa famille et, la question la plus facile de toutes, le nom de son meilleur _________________. Julien, sans devoir réfléchir, avait indiqué Oscar. Ils étaient unis comme les deux côtés d’une pièce de monnaie, impossible de dire qui était pile et qui était face, ils se ressemblaient si peu et _____________________ si bien que la question ne se posait même pas. Oscar adorait les animaux, vivait dans le même lotissement, entouré de deux labradors, de trois chats et d’un poisson rouge à qui il parlait souvent le sois car il était fils unique. Il était surtout toujours de bonne humeur et rigolo comme un bouquin de blagues. Julien, lui, avait une grande sœur et un petit frère, mais il passait le plus clair de son temps face à l’écran au-dessus de sa console ; le soir, il lisait de vieux magazines de jeux avant de s’endormir. C’était un vrai mordu. Ce qu’ils adoraient tous les deux, c’était de rouler à vélo dans le quartier, avant de s’inventer des histoires d’explorateurs perdus au fond de la jungle et de pirates ______________________ lancés à la poursuite d’un logiciel dérobé sur les disques durs du Pentagone. »

(réponses dans l’ordre du texte) occasion – console – chevilles – écran – éruption – toboggans – candidature – ami – s’entendaient – informatiques. pulvinar dapibus leo.

Exercice n°2 : pages 9 à 11 : nouvelle « La console Beta »​

 

Replace les phrases manquantes données sous l’extrait aux bonnes places. (Les espaces ont été uniformisés ! Réponses dans le correctif !)

« Le questionnaire se terminait par une question piège : votre meilleur ami accepterait-il, lui aussi, de tester la console, pour que vous puissiez partager cette expérience ? Oscar n’aimait pas trop les jeux vidéo, il se débrouillait bien dans les courses de voitures et les simulations de sport ; il était rarement emballé par les jeux plus violents ou trop compliqués.

Julien _____________________________________________________

______________________. Il fallait à tout prix le convaincre. Une proposition pareille ne se refusait pas ! Julien parla avec tant d’enthousiasme qu’Oscar accepta sans discuter. Il trouvait même l’aventure passionnante : tester la console à deux, ce serait encore plus dingue et ils pourraient en discuter au cours de leurs interminables balades. Oscar était tout excité et Julien comblé.

La console arriva par la poste, à la fin du mois de mars, dans une grande boite en carton. Julien _________________________________________

_______________________________ : le look n’était pas terrible, on aurait dit un vieux modèle désuet, du genre des premières consoles avec lesquelles ses parents avaient dû jouer quand ils étaient enfants.  Le mode d’emploi était dactylographié sur des feuilles agrafées. La console s’appelait Beta et le seul jeu fourni avait pour titre Exchange 1.04. Pas de dessins, de capture d’écran, pas de manette… a priori rien d’alléchant. Et pourtant Julien _______________________________________________

___________________________ …  Il suivit à la lettre les instructions, brancha les câbles selon les schémas fournis et mit l’appareil sous tension. Le gamin retint sa respiration…

Le téléviseur qui affichait jusqu’alors un écran noir devint mauve un instant, lança un léger sifflement, redevint noir d’un coup puis …plus rien. Rien, rien, rien. »

PHRASES MANQUANTES :

A- (Julien) était toujours aussi excité à l’idée de tester ce nouveau bijou de technologie

B- (Julien) descendit aussitôt appeler son ami

C- (Julien) se précipita dès son retour de l’école et fut un peu déçu en la déballant

– phrase manquante 1 = B ; phrase manquante 2 = C ; phrase manquante 3 = A

Exercice n°3 : pages 11 à 12 : nouvelle « La console Beta »​

 

Voici quatre paragraphes (§) extraits de la même nouvelle, en désordre. A toi de les replacer en écrivant les lettres des § dans le bon ordre.

1er § =      ; 2e § =      ; 3e § =       ; 4e § =        .

A « Lorsqu’il s’éveilla le lendemain, la surprise était de taille. Sur le plafond de la chambre, une affichette imprimée en gros caractères annonçait Exchange 1.04 – Level 1 – The House ».

B « Julien eut beau brancher, débrancher, appuyer sur tous les boutons, allumer puis éteindre, tout semblait mort. Le garçon était terriblement frustré. Il relut le mode d’emploi, dénicha un numéro de téléphone pour plus d’information, le forma pour entendre, dans le combiné, résonner la sonnerie du dérangement… Ce n’est pas possible ! Personne pour l’aider ! Peut-être Oscar avait-il lui aussi reçu l’appareil ? Avec un peu de chance, le sien fonctionnait correctement. »

C Oscar était tout aussi dépité. Il avait passé une heure face à sa télé à tout essayer, en vain. Il avait juste eu droit à un éclair mauve bruyant puis à un long silence. Ils convinrent tous les deux qu’ils essaieraient à nouveau le service d’aide le lendemain. Les bureaux étaient sans doute fermés en soirée. »

D « Julien ne trouva pas facilement le sommeil. Il tenta de lire, mais ne parvenait pas à se concentrer. Il finit par parcourir de mémoire le premier labyrinthe de Pacman 2030, les yeux fermés, la tête sur l’oreiller, et s’endormit le sourire aux lèvres. »

1er §= B ; 2e §  = C ; 3e § = D ; 4e § = A

Exercice n°4 : pages 12 à 13 : nouvelle « La console Beta »​

 

Complète ce texte à l’aide des mots donnés. Attention : les lettres de ces mots sont en désordre !

« Qui avait bien pu coller ça en un pareil __________ (1) pendant son sommeil ? Julien se redressa dans son lit pour découvrir, éberlué, qu’il n’était pas dans sa _______________ (2). Ce lit en bois brun avec le couvre-lit à tête de chiens, cette étagère où trônait une _________________________ (3) et même cet ordinateur posé sur le bureau, c’était le mobilier de la chambre d’ ____________ (4), il en était certain. Comment était-il ______________ (5) ici ? Il devait rêver, se dit-il pour de rassurer. Il roula dans le lit et se laissa tomber sur le sol. En rêve, c’était le gendre de mouvement qu’on opère avec plaisir sans le moindre mal. Le choc sourd sur le _______________ (6) et la douleur dans l’_____________ (7) lui répondirent aussitôt qu’il ne dormait pas du tout. Il se leva d’un bond, retira son ______________ (8) et ne trouva pas ses habits. Il y avait ceux de son ami, ______________________ (9) pliés sur la chaise. Que devait-il faire ? oscar n’était pas dans la chambre. Quand ils dormaient l’un chez l’autre, d’habitude, ils plaçaient un ___________  _____________________ (10) au bas du lit… »

Mots à placer :

  • e-o-i-r-d-t-n ;
  • 2) a-e-r-b-m-h-c ;
  • 3) p-l-n-s-p-h-r-a-i-è-e ;
  • 4) o-a-r-s-c ;
  • 5) é-v-i-r-r-a ;

6 à 10) a) m-t-l-s-a-e-a   p-n-m-t-q-e-u-a-i-u-e ;

  1. b) o-i-e-u-e-e-s-g-n-s-m-n-t ;
  2. c) p-j-m-a-a-y ;
  3. d) c-h-a-e-l-p-r-n ;
  4. e) e-l-u-p-é-a.

endroit – chambre – planisphère – Oscar – arrivé – plancher – épaule – pyjama – soigneusement – matelas pneumatique.

Exercice n°5 : pages 13 à 20 : nouvelle « La console Beta »​

 

Relis les extraits dans les pages précédentes et imagine la suite… Choisis parmi les fins proposées celle qui te semble la meilleure, la plus logique, la plus plausible. Développe tes arguments.

PROPOSITIONS :

  • Ce n’est qu’un rêve ! Julien va se réveiller et tout reprendra comme avant…

  • Ce sont des aliens qui l’ont emmené dans un autre monde qui ressemble à la terre. Mais ils se sont trompés d’enfant et ont emmené Julien à la place d’Oscar.

  • Ce n’est qu’une blague.

c’est la 3e proposition qui est la bonne ! Mais qui l’a inventée ?

Exemples concrets

Jérôme Eekhout, Je suis un ours, Editions Alice Jeunesse, Bruxelles, 2019

Ceci est un texte descriptif sur les exercices qui suivent…L’idée est d’avoir un texte qui comble un peu le place vide causée par la présence de la couverture du livre sur la gauche.

Activité n°1 : Extrait pages 5 à 7 : « Le même rêve revenait encore. »

 

Lire le texte très attentivement. Réponds ensuite aux questions sans retourner au texte ! (Ne regarde pas les questions à l’avance !J)

Les portes de la prison s’ouvraient et il était enfin libre. La lumière l’aveuglait et l’obligeait à plisser les yeux. Son corps cheminait dans la ville sans qu’il fasse le moindre effort. Personne ne le remarquait. Progressivement, le mouvement s’accélérait. Ses bottes ne touchaient plus le sol. Il était projeté vers l’avant, il prenait de la hauteur. Il dépassait les fortifications qui entouraient la cité, il survolait des sentiers, des prés, des arbres. Les couleurs se mélangeaient et la nature autour de lui se déformait sous l’effet de la vitesse. Il se déplaçait à une allure hallucinante. Toutes les nuits, il sentait que le rêve lui faisait emprunter des trajets différents. Mais la destination était toujours la même. Son corps atterrissait brusquement. Il se redressait et faisait face à la muraille. Il marquait une longue pause durant laquelle il observait le portail entrouvert, en écoutant son propre souffle. Et le tourbillon reprenait le dessus et l’emportait à nouveau, le faisant pénétrer à l’intérieur pour qu’il fasse ce qu’il devait faire. Les matières, les visages, les gestes, les cris, tout s’amalgamait dans un instant de fureur où il se sentait pourtant étrangement calme.

Quand le flou se dissipait et que les images reprenaient un sens, il se voyait ressortir par le portail. Devant lui se dressait un puits avec un seau en bois posé sur les pierres. Il le plongeait dans l’eau, le ressortait plein à ras bord et le déposait au sol. Il y lavait le poignard avec des gestes lents. Il essuyait la lame sur le revers de son pantalon ; les reflets du soleil dansaient sur la lame d’acier. Puis, il la glissait soigneusement dans le fourreau caché dans sa botte. Tout était fini. Ou plutôt, tout pouvait enfin de recommencer. Ce n’était pas tant une vengeance, une conclusion irrémédiable, qu’un acte de justice qui venait laver le passé pour libérer le présent. Soulagé, il se penchait par-dessus le seau pour observer son propre reflet à la surface de l’eau. C’était l’instant où le rêve, chaque nuit, devenait cauchemar. L’eau lui renvoyait une image inattendue, une ombre qui soudain lui donnait envie de hurler. Il renversait le seau et se redressait. Il sentait le contact du poignard sur son mollet. Il tentait de crier, mais le souffle lui manquait pendant quelques secondes, avant qu’enfin ses cordes vocales tremblent : JE… SUIS…

Comme chaque nuit, ces premiers mots qu’il gémissait le réveillaient et la phrase restait en suspens. Les yeux ouverts, il scrutait l’obscurité autour de lui. Il était toujours dans sa cellule, couché sur de misérables planches. Contre son mollet, il n’y avait que la pierre pointue avec laquelle il marquait des traits sur les murs pour comptabiliser les jours écoulés. L’ultime trait serait pour bientôt. C’était peut-être la dernière fois que le rêve venait le tourmenter. »

QUESTIONS SANS RETOURNER AU TEXTE

  1. Relie chaque nom avec l’adjectif qui le complète dans le texte (Attention : les lettres de certains mots ont été mélangées…) :

    Effort        

    irrémédiable

    Cnclsnouio 

    inattendue

    Auellr        

    dremoin

    Sueap       

    hallucinante

    Image       

    vocales

    Cordes       

    lgnueo

     

    –> Complète, de mémoire, la première phrase du texte : « Le ____________  ___________ revenait encore. »
  2. Comme chaque nuit, ces premiers mots qu’il gémissait le réveillaient… . Mais quels sont « ces premiers mots ?

    _______________________________________________

  3. A quels objets (du texte) correspondent ces « matières » ?

    –      L’acier =

    –      Le bois =

    –      L’eau =

    –      La Lumière =

  4. A quel « martin » le héros pourrait-il être comparé dans le texte ? Utilise un dictionnaire pour le trouver._______________________________________________Pourquoi ? _______________________________________________
  • Exercice 1 :
  1. Moindre effort – longue pause – conclusion irrémédiable – image inattendue – allure hallucinante
  • Exercice 2 : Le « même rêve » revenait encore.
  • Exercice 3:
  1. L’acier = la lame du poignard
  2. Le bois = le seau
  3. L’eau = le contenu du seau
  4. La lumière = celle que lui offraient les portes de la prison
  • Exercice 4: Un martin-pêcheur est un oiseau qui… vole, bien sûr, mais qui plonge aussi dans l’eau ? Comme différentes actions réalisées par le héros au cours de son rêve.

Activité n°2 : Extrait pages 9 à 12 = Chapitre 1

Lire le texte (chapitre 1 pages 9 à 12)

« Le duc était de cette espèce qui sait tout et qui devine le destin de chacun. Ainsi, en cet instant où il fixait le soleil, il pressentait que rien ne servait pour nous de connaitre son nom, car l’histoire ne retiendrait pas ses actes, mais ceux d’un autre qui, au même instant, croupissait dans l’obscurité d’un des pires endroits qui soient.

Villecyne-la-grande, siège du duché, était une cité terne et sévère. Le temps s’y était figé depuis la Grande Révolte, quinze ans plus tôt. Après des mois de violents heurts, la ville et tout le pays alentour avaient retrouvé un calme durable. En vérité, le duc et ses ministres, une fois arrivés au pouvoir, avaient imposé des conditions de vie strictes à tous les citoyens. Les journées de dur labeur se succédaient invariablement et il restait bien peu de distractions : le parc de la ville, deux ou trois estaminets et quelques saltimbanques de passage. Les querelles, les empoignades ou le tapage s’étaient faits rares. Le duc avait décrété un couvre-feu au coucher du soleil, que chacun respectait sous la surveillance sévère des agents de la Loi.

Au sommet de cette ville triste, le duc avait pour habitude de s’installer sur le rebord de la plus haute tour du palais. Chacun pouvait l’y apercevoir à toute heure du jour, regardant le soleil intensément. Son don de divination lui suffisait pour savoir tout ce qui se déroulait dans sa cité, depuis les quartiers hauts qui abritaient les bourgeois, en passant par les ruelles, les places et les ateliers surchauffés par le travail des artisans, et jusqu’au bord du fleuve. Là, une fois passé les chantiers des débiteurs de bois, l’odeur pestilentielle des tanneries envahissait la moindre particule d’air. Enfin, à l’exact opposé de son palais, le duc devinait le silence pesant derrière les murs épais de la terrible prison qu’il avait fait construire. En ce chaud après-midi d’été, il voyait apparaitre les mots qu’un prisonnier fort et déterminé finissait de graver dans la pierre de sa cellule : 

Au nord du continent,

mon honneur fut balayé.

Á l’est du pays,

mes amitiés éparpillées.

Au sud du fleuve,

ma dignité s’est envolée.

Á l’ouest de la ville,

ma silhouette s’est effacée.

Il est venu le temps

d’en finir avec les quatre vents.

QUESTION PARTIE 1 : SANS RETOURNER AU TEXTE (CHAPITRE 1)

  1. Dans le texte ci-après, relève des anomalies et corrige-les :« Le duc était de cette espèce qui sait tout et qui devine le festin de chacun. Ainsi, en cet instant où il fixait le sommeil, il pressentait que rien ne servait pour nous de connaitre son numéro, car l’histoire ne retiendrait pas ses actes, mais ceux d’un autre qui, au même instant, croupissait dans la lumière d’un des pires endroits qui soient. Villecyne-la-grande, siège du duché, était une citerne et sévère. Le temps s’y était figé depuis la Grande Révolte, quinze jours plus tôt. Après des mois de violents heures, la ville et tout le pays alentour avaient retrouvé un calme durable. En vérité, le duc et ses sinistres, une fois arrivés au pouvoir, avaient imposé des conditions de vie strictes à tous les citoyens. Les journées de dur loisir se succédaient invariablement et il restait bien peu de distractions : le parc de la ville, deux ou trois estaminets et quelques saltimbanques de passage. Les querelles, les empoignades ou le tapage s’étaient faits rares. Le duc avait décrété un couvre-chef au lever du soleil, que chacun respectait sous la bienveillance sévère des agents de la Loi. »
  2. Dans le texte ci-après, relève des mots inutiles et enlève-les :  « Au sommet de cette malheureuse ville triste, le duc avait pour mauvaise habitude de s’installer sur le rebord de la plus haute tour du palais. Chacun pouvait l’y apercevoir et l’observer à toute heure du jour et de la nuit, regardant le soleil ou la lune intensément. Son don de divination lui suffisait pour savoir tout ce qui se déroulait dans sa cité, depuis les quartiers hauts qui abritaient les bourgeois, en passant par les ruelles, les places, les tunnels et les ateliers surchauffés par le travail des artisans, et jusqu’au bord du fleuve. Là, une fois passé les chantiers des débiteurs de bois, l’odeur pestilentielle des tanneries envahissait la moindre particule d’air. Enfin, à l’exact opposé de son palais, le duc devinait le silence bruyant pesant derrière les murs épais de la terrible prison qu’il avait fait construire et ériger. »

QUESTION PARTIE 2 : RETOURNER AU TEXTE (Chapitre 1)

  1. Imagine un poème semblable à celui du texte qui raconterait une histoire uniquement positive. Tu peux t’y « mettre en scène » en t’imaginant un héros d’aventures, ou tu peux présenter un de tes héros favoris.
  2. Récris le texte en te mettant à la place d’un habitant de cette ville qui raconte ce que le duc a réalisé. Cela peut être un « révolutionnaire » qui fais un discours et qui veut encourager la foule à se révolter…
  1. Anomalies : §1 festin ► destin ; sommeil – soleil ; numéro – nom ; lumière – obscurité ; §2 citerne – cité terne ; jours – ans ; heures- heurts ; sinistres- ministres ; loisir- labeur ; couvre-chef – couvre-feu ; lever – coucher.  
  2. Mots inutiles :  malheureuse – mauvaise – l’observer – et de la nuit – ou la lune – les tunnels – bruyant – et ériger.